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Devenir usager d’un logiciel libre se fait dans une toute autre optique qu’avec un logiciel propriétaire. La relation client / service après vente n’existe plus car l’usager devient acteur. En effet si celui ci rencontre un problème, il peut consulter un espace communautaire (forum, wiki, mailing-liste, liste de discussion...) et y échanger des services d’entraide. L’avantage est double : les utilisateurs trouvent une réponse personnalisée, et les développeurs relèvent les bugs et améliorations qu’ils peuvent apporter à leur logiciel.
Un logiciel sous licence libre implique bien plus que la gratuité de son acquisition : c’est une réelle ouverture, qui tout en dépassant le cadre d’une production en équipe fermée garantit une grande qualité du produit. Les logiciels propriétaires mènent une politique de sécurisation par le camouflage du code : les failles de sécurité sont ainsi cachées, mais elles n’en sont pas moins toujours existantes.
En revanche un logiciel libre ne peut se permettre de laisser la moindre faille, car le code source étant ouvert aux yeux de tous, elles seraient rendues aisément exploitables.
La reprise du code, et l’incorporation d’un logiciel libre dans un autre représente un énorme avantage : le programmeur qui désire monter un nouveau projet n’a pas à réinventer la roue. C’est notamment grâce à ce principe qu’Internet est devenu un réseau si populaire.
A l’origine de l’ère informatique, les composants électroniques (hardware) et les outils logiciels pour l’exploiter (software) étaient indissociés : il existait autant d’ordinateurs que de systèmes d’exploitation. En effet la partie logicielle des ordinateurs était reléguée au second plan, et tous les utilisateurs avaient accès au code de leurs appareils, pouvant ainsi les modifier à leur goût. A cette époque, l’application de licences aux logiciels, et le droit d’auteur dans ce domaine était encore quelque chose de flou. Jusque dans les années 1970 les pionniers de l’informatique s’échangeaient librement des systèmes d’exploitation comme Unix, avec les modifications qu’ils apportaient au code source.
Le tournant s’effectue dans les années 1980 : les logiciels acquièrent des licences, et de nombreux programmeurs se tournent vers le logiciel propriétaire (dixit Bill Gates, fondateur de Microsoft) pour cacher le code source et ne fournir que le code binaire, interdisant ainsi l’étude du fonctionnement des logiciels, ainsi que leur modification et leur distribution. Des mouvements de protestations s’élèvent face au logiciel propriétaire, et c’est véritablement durant cette période que naquit la notion de logiciel libre dans les années 1980.
Rapidement popularisée avec le projet GNU et la FSF (Free Software Foundation) instaurés par Richard Stallman, le logiciel libre reste néanmoins élitiste. La naissance de l’ordinateur personnel (Personnal Computer) avantage considérablement le logiciel propriétaire, car l’utilisateur lambda ne nécessite pas d’accès au code source et préfère se reposer sur une solution payante qui dispose de plus de moyens financiers pour son développement.
La naissance de Gnu/Linux, un système d’exploitation basé sur une version allégée d’Unix remporte un énorme succès, et devient un des logiciels les plus populaires. En constant développement, il rivalise sans mal avec les logiciels propriétaires : il peut disposer désormais d’une interface intuitive et d’une suite logicielle complète et libre.
L’histoire du libre est en quelques mots, une longue opposition face au logiciel propriétaire, pour contrer la menace de monopoles, et conserver la liberté de pouvoir faire face à des problèmes informatiques.
En savoir plus sur le logiciel libre :
Article de Wikipédia
Article sur libroscope
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